Sauf que les cheveux jaunes ça ne fait pas bien à tout le monde.

mardi 5 janvier 2010

Patiente?

Être patient, tout un art.

J'attends patiemment depuis quatre heures qu'un médecin daigne me recevoir comme patiente. Quel jeu de mot! En est-ce un? Je ne crois pas.

Pourquoi faut-il que pour une petite infection que je suis capable de me diagnostiquer moi-même je doive attendre si longtemps dans notre fabuleux système de santé?

Loin de moi de ressembler aux attaquants d'Obama, mais mosus qu'on est pris dans un foutu de cercle vicieux. Dites-moi? Qui a le goût d'aller faire ses études pour devenir médecin?

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année 2010!

C'est fou ce qu'elles passent rapidement les années depuis que je suis adulte. Plus le temps avance, plus il passe vite. L'année 2010 a très bien commencé: une fête entre amis, une naissance d'un côté, la fête d'un proche de l'autre. Si l'année 2009 a été un peu folle, je crois bien et j'espère que l'année 2010 sera plus positive et reposante. Vous me direz que je n'ai qu'à faire en sorte que ça arrive! On verra bien!

Je vous souhaite donc une nouvelle année remplie de toutes ses petites choses qui nous rendent si heureux... Plein de jaune pour embellir votre vie!

samedi 26 décembre 2009

Paniers de Noël



J'ai récemment accompagné quelqu'un à l'église pour aller chercher un panier de Noël. Cette personne était un peu gênée d'en avoir besoin. Nous avons tous notre orgueil.

En y allant, en attendant deux heures, j'ai réalisé à quel point certaines personnes ont besoin d'aide pour se nourrir adéquatement à Noël et toutes les semaines. En observant bien, j'ai remarqué que la majorité des gens de la file étaient sans doute des immigrants. Des larmes me sont venues aux yeux. J'ai tellement de chance de manger à ma faim, d'avoir une bonne maison, des vêtements de qualité, et ce, souvent, en trop grande quantité. Je suis gâtée par la vie et je réussis à m'en plaindre quelquefois. Malheureusement, certaines des denrées reçues étaient en mauvais état. Les pauvres méritent-ils plus que les autres de manger des céleris flétris et des cantaloups moisis. Pensez-y à deux fois avant de donner vos cannes passées date...

J'ai aussi vu à cet endroit une grande solidarité entre les personnes et ça m'a fait du bien. Il est très rare de voir des gens de mon entourage de tous les jours faire preuve de ce genre de solidarité. Je suis revenue chez moi le coeur plein d'amour.

vendredi 25 décembre 2009

J'en ai mis du temps!


Il y a une éternité que je n'ai pas mis les pieds ici. C'est que la vie, ma vie, me prend du temps. Une folle de vie, cette vie. Pas une seconde à moi de septembre à décembre. Et, me voilà, un 25 décembre, moment où tous ceux que je connais fêtent en grand et en famille, me voilà, bien tranquille dans ma petite maison tranquille, avec ma famille tranquille, à vivre un petite soirée comme les autres, celles des autres. Mais attendez de savoir quelle vie j'ai eue depuis mon dernier billet. Je commencerai par une petite anecdote d'un 24 décembre, hier donc. Ma famille avait rendez-vous dans une maison en pain d'épice près de la frontière entre le Canada et les États-Unis. Malgré l'éloignement et le froid, toute la soirée se passe à merveille. On s'amuse, on rit, on potine, et oui, et on mange. Certains boivent, d'autres dorment. On s'amuse quoi! Comme vous le savez, toutes bonnes choses ont une fin... Il nous faut revenir à la maison. 2h00 du matin, nous sommes loin de la maison et nous suivons mon beau-papa pour revenir. Le chemin est noir et nous n'avons pas envie de nous forcer à regarder une carte. Sauf que... mon très gentil, mais fatigué, beau-papa s'est malheureusement perdu et s'est retrouvé, donc nous aussi, aux douanes. Comme nous ne voulions pas passer la douane américaine, nous avons tenté de revenir sur nos pas. Chose peu simple. Mais bon, nous y sommes arrivés. Mon beau-papa, lui, par contre, a pris le mauvais chemin et s'est retrouvé à devoir entrer au Canada en passant par les douanes canadiennes (Je sais, nous n'étions pas sortis du Canada, mais ce serait trop compliqué à expliquer). Je ne sais pas trop ce qui lui est passé par la tête, la fatigue et la noirceur aidant, mais il semble qu'il n'ait pas réalisé qu'il était aux douanes et il est passé tout droit. Oui, oui, comme un fuyard! Nous étions estomaqués, surtout lorsque nous avons vu le douanier courir après nous avec sa lampe de poche. Beau-papa n'a rien vu, il ne s'est jamais arrêté. De notre côté, nous hésitions entre le rire et la panique. Et si un char nous attendait au tournant. Nous sommes finalement revenus bien tranquillement à la maison, mais qui sait, si la plaque de beau-papa a été photographiée, ce qui arrivera?

dimanche 20 juillet 2008

Ça coûte cher...

J'ai finalement pris mon courage à trois mains et j'ai appelé dans un Énergie Cardio près de chez moi. J'ai parlé avec un jeune et patient entraîneur de ma situation. Il m'a posé plein de questions agréables sur mon état de santé physique (une chance qu'il n'a pas glissé vers le mental). Il en a finalement déduit que je devais prendre le forfait Il te faut un suivi d'un entraîneur régulier si tu veux atteindre ton objectif d'un poids santé rapidement. Et moi de dire: "Combien ça va me coûter ça?". L'entraîneur répond nonchalament: " Seulement 75$ par mois". "Ça, ça fait presque 1000$ par année je crois". " Pas tant que ça!" Il va vérifier. "Finalement, vous aviez raison".

Ben oui, imagine-toi donc que je sais compter. Il m'a alors suggéré un essai gratuit avec lui. HUMMMMMMMMMmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm! J'ai dit oui.

Et mon voyage en Espagne, comment vais-je le payer?

Je sais que je ne m'abonnerai pas. Au stade c'est bien moins cher. Désolé monsieur l'entraîneur!

jeudi 17 juillet 2008

Combien ça coûte?


Il parait que c'est dans le malheur que les artistes créent le plus.

En ce moment, JE SUIS INSPIRÉE. Je suis finalement allée sur le site d'Énergie cardio pour connaître les cours et... pour savoir mon IMC (Indice de masse corporelle). Catastrophe. Je fais de l'embonpoint. Vient juste avant : obésité de classe 1.

J'ai déjà lu dans une revue que les filles équilibrées, comme moi, lorsqu'elles se regardent dans un miroir se voient comment elles étaient dix ans plus tôt. Je crois que c'est mon problème. On s'entend que l'anorexie n'est pas un problème chez moi. Je suis GROSSE! Mais je me trouve belle comme ça moi! Je sais... il y aussi ma santé...

OK, je vais voir combien l'abonnement coûte!

mercredi 16 juillet 2008

L'inspiration revient

Je sais... je n'ai pas tenu parole. Me revoilà pourtant avec des choses à dire. Les vacances me font beaucoup de bien on dirait.

Hier soir, j'ai eu la formidable chance d'aller voir le film Sex and the city au dernier cinéma qui le présente encore. Je ne m'attendais à rien. Je n'ai pas vraiment suivi la série. C'est surtout pour être avec ma soeur que j'y allais. Peut-être aussi pour sortir un peu, voir du monde, passer dans la foule du festival Juste pour rire et aller dans des toilettes publiques.

Oui, oui j'en viens au fait. Le film était assez bon pour que je rie et que je pleure en même temps. Je suis dans mes SPM, mais ce n'est pas la raison. Ce film a dépassé toutes mes attentes, il est charmant, émouvant et surtout il est mature. Quoi? Les comédiennes n'ont plus vingt ans et il fallait que ça paraisse dans l'histoire. C'est réussi!

C'est un film de filles, tout le monde sait ça! Mais je vous conseille d'amener votre chum. Il aimera. Pour ma part, comme j'étais seule, le film m'a rentré dedans. J'ai eu une nouvelle crise de la trentaine. Est-ce que mon chum m'aime encore? Est-ce que je devrais lui parler? blablabla.

En arrivant à la maison les yeux bouffis, j'ai décidé d'écrire une mégasuperlettre à mon amoureux ( au Je quand même) au lieu d'aller me coucher en même temps que lui.

Je me sentais mieux. J'ai laissé la lettre dans son porte-feuille et je me suis détendue devant la télé. Et puis MERDE, je suis tombée sur une émission sur la vie de couple. Le sujet était l'estime de soi, être bien dans son corps, blabla.

J'ai donc réalisé, que j'étais le problème. Je ne m'aime plus assez et j'espère que mon chum va régler le problème. FAUX! Je dois régler le problème. Je vais m'inscrire au gym aujourd'hui... demain...

Vive la trentaine, la bédaine...

samedi 17 mai 2008

J'ai compris!

Bon!



Je suis de retour, enfin! Comme je n'ai qu'une seule lectrice, que je vois à chaque jour, je me sens doublement plus coupable de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Elle va voir mon blogue à toooooooooooooooooooooooooooooooooous les jours. Et oui, c'est une maudite folle. Elle sait très bien que je n'ai plus une seule minute à moi, mais elle exige que je sois régulière. Selon elle, la régularité, c'est important. Elle demande même que j'écrive de chez elle, en sa compagnie.






Je suis une lucide, personne ne me lit... enfin presque. Alors, vous, qui êtes arrivés ici par hasard, je vous en supplie, ne partez pas, ne me laissez pas avec cette... HARGHHHHHHHHHHHHHH!

mercredi 26 décembre 2007

Joyeux Noël et Bonne Année

Bonjour à tous,

Je n'ai malheureusement plus beaucoup de temps pour écrire sur mon blogue, mais je vous promets que je ferai un effort. Une façon de relever le défi serait que vous me donniez des idées d'impros.

J'attends de vos nouvelles. Joyeux Noël et Bonne Année!

HOHOHO!

mercredi 7 novembre 2007

Impro: La dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours.

Thème: La dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours


Contraintes:

Ajouter deux lignes de la chanson Paroles de Dalida
Ne jamais utiliser le et
Commencer et terminer par la même phrase

Temps: 24 heures



La dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours

Les discussions de famille chez nous sont toujours très enlevantes. Pendant les fêtes c’est pire que jamais: la famille élargie aime bien boire, puis s’obstiner. À ces moments-là, sans le vouloir, deux clans se forment entre nous. Les pour; les contre. Peu importe le sujet. On reconnait bien qui d’entre-nous feraient d’excellents politiciens. À mon avis, nous pourrions tous en être un, oui je m’inclus là-dedans, nous avons tous une grande gueule. Encore des mots toujours des mots, les mêmes mots, rien que des mots. Parler pour ne rien dire est notre plus grande force. Mon oncle Raoul est celui qui prend continuellement le plancher, mon père ne laisse pas sa place non plus, tandis que moi, je suis loin derrière… avec ma grand-mère. Pauvre grand-maman, ça lui fait mal au cœur de voir ses enfants, ses petits-enfants, ses brus, ses gendres, être en conflit, même si elle sait que c’est du bluff. C’est pire depuis la mort de mon grand-père. Lui, quand il prenait la parole on aurait pu entendre voler une mouche. Mes oncles aiment bien insinuer qu’il était un vrai dictateur. J’aurais bien aimé les voir vivre sous le règne de Franco, ils se rendraient compte que mon grand-père était un doux agneau dans le fond. Si il avait été si autoritaire, je ne crois pas que ma grand-mère l’aurait toughé jusqu’à sa mort. Elle est si gentille, si patiente.

Aujourd’hui, c’est notre party de Noël. Je suis étonnée, notre débat est plutôt sérieux; nos échanges sont intelligents. Je suis déçue, j’aime bien rire un peu. Le sujet du jour : les accommodements raisonnables. Merci, pas pour moi. J’aime mieux être observatrice. Tiens! Tiens! Je vais jouer à la journaliste, à l’observatrice. Je vais noter leurs réactions, puis je leur ferai un beau petit résumé – suivi de commentaires comiques évidemment. Grand papa aurait aimé, je crois. Ça va leur rappeler les fois où je leur présentais des pestacles. Je suis la plus jeune de la famille, j’ai jamais eu d’autres enfants du même âge pour jouer avec moi. Les adultes quant à eux se tannaient toujours vite de mes jeux d’enfant.

Bon! J’ai tout ce qu’il me faut : papier, crayon, j’ai même ma petite enregistreuse vocale. Hi!hi! On va s’amuser. Je l’espère. Ma mère me regarde avec des gros yeux qui veulent dire : J’peux savoir c’que tu fais? Je lui renvoie un sourire malicieux. Elle sait bien que je ne suis pas méchante. Les autres sont tellement pris par le sujet qu’ils ne réalisent même pas que je suis là. Tant mieux! Ma mission sera d’autant plus facile. Quel plaisir j’aurais eu avec une caméra-vidéo! Ça aurait été pas mal moins discret. Ouain! C’est vrai.

Raoul parle haut et fort, il enterre tout le monde. Ce qu’il dit me hérisse les poils. Je prends des notes.

- - Y’était temps enfin qu’on parle de ce sujet-là! Les maudits immigrants, y font même pas l’effort de parler le français quand y’arrivent icitte.

- - On se calme Raoul. Imagine que tu partes vivre au Costa Rica, comme tu dis toujours que tu vas faire à ta retraite. Vas-tu aller te prendre un cours d’espagnol? demande ma mère.

- - Ben certain!

- - Combien de fois t’es allé au Costa Rica dans ta vie? ajoute mon père.

- - Souvent. Pourquoi?

- - Parles-tu espagnol?

- - Non, mais j’vis pas là.

- - Peut-être, mais ça démontre bien que t’es pas prêt à faire l’effort de leur parler en espagnol quand t’es là bas.

- - J’ai pas besoin, le petit village où on va, c’est juste des Français pis des Québécois.

- - Wow! Belle mentalité!

- - Attention à ce que tu dis à ton frère! réplique grand-maman.

Les esprits se réchauffent. J’ai hâte de savoir la suite.

- - Bon, j’avoue que tu as raison pour une chose, il fallait en parler. J’espère juste que c’est pas seulement des tarlas comme toi qui sont allés donner leur point de vue à la Commission Taylor-Bouchard.

- - T’as juste à y aller si t’es pas content.

- - C’est pas bête.

- - T’arrête pas de dire à quel point on est chanceux de vivre dans un beau pays démocratique. Utilise ton droit de parole mon homme.

- - Démocratie, démocratie, mon œil? affirme ma mère. Depuis quand nos dirigeants prennent vraiment en compte ce que la population dit. Oui c’est vrai, on vit pas dans une dictature, mais des fois on dirait que oui. La dictature c’est peut-être : Ferme ta gueule! Ce qui n’est vraiment pas correct, mais la démocratie c’est : Cause toujours! Ce qui ne donne rien de vraiment bon non plus.

- - Exagère pas mon amour, je crois pas que tu aimerais vivre à Cuba?

- - C’est encore drôle chéri. C’est vrai qu’ici on est pas aux States, mais j’te jure qu’entre vivre aux États-Unis pis à Cuba, j’pense que je préfère le deuxième. Pendant la guerre en Irak, la population américaine avait même pas le droit d’être en désaccord avec la décision de Bush, y pouvaient surtout pas l’afficher publiquement, à moins d’avoir le goût de faire de la prison. J’me souviens que pendant un gala Sheryl Crow avait un chandail qui disait : No war! ou quelque chose du genre. Pis ils l’ont obligée à se changer. Je me demande bien qui est-ce qui est le plus un dictateur : Castro ou Bush? En tout cas, moi j’ai ma réponse.

- - Ouain, j’te pensais pas aussi forte en politique ma Christiane, s’exclame mon oncle. Mais j’avoue que ce que tu avances est pas bête pantoute. Ça donne quoi de faire une commission ou de consulter les gens, si on sait que de toute façon on ne les écoutera pas. Par contre, j’pense que ça vaut le coût d’essayer. Ça fait que moi demain, j’regarde où se trouve la Commission, pis j’vas m’inscrire. J’vas y’aller leur dire ce que j’pense des accommodements raisonnables, au cas où y m’écouterait. Si personne y allait pis se fermait la gueule, ça donnerait raison aux dictateurs.

- Ma grand-mère se lève et parle pour la première fois dans le débat.

- - J’vous écoute là, pis ça me donne le goût d’y aller moi aussi!

Comme vous le voyez : les discussions de famille chez nous sont toujours très enlevantes

mardi 23 octobre 2007

Improvisations littéraires

Comme vous l'avez peut-être lu dans mon profil, j'étudie en création littéraire. Dans un de mes cours, je bavarde souvent avec une fille qui fait du théâtre. Elle et ses amies ont eu la brillante idée d'allier improvisation et écriture en faisant de l'impro littéraire. Pour écrire, elles ont un thème, des contraintes d'écriture (nombre de mots ou autre) et de temps. J'étais emballée par l'idée, j'ai donc demandé à cette fille de m'en donner une à faire.

Voici les contraintes que j'avais:
Thèmes: Un et un font deux, mais jamais deux sans trois!
Nombre de mots: 498
Contraintes: que les cinq sens soient dans le texte et qu'il n'y ait aucun Je.
Temps alloué: 24 heures

À vous de constater si j'ai réussi cette impro.

Un et un font deux, mais jamais deux sans trois.

Par un beau matin de mai où le temps était frais et le soleil chauffait la peau, Mathilde se préparait pour le travail. Comme à son habitude, elle prenait le temps de faire ses exercices matinaux et d’écouter le chant des oiseaux. Une bouffée de bonheur. C’était pour des journées comme celle-là qu’elle aimait tant la vie.

Elle commença sont travail en sifflotant. Une bonne odeur de croissant atteignait son nez. Elle l’huma avec plaisir, mais ressenti une petite nausée. Elle en déduisit alors que son estomac vide devait avoir besoin d’un petit-quelque-chose de sucré. À la cafétéria, elle avait du mal à choisir parmi tout ce qui se présentait à sa vue. Un croissant au chocolat et un petit jus d’orange feraient l’affaire.

De retour au bureau, Mathilde dégusta goulument son encas. Tout juste avait-elle fini de l’avaler que déjà son corps le rejetait. Malheur, était-elle malade? Comment une si belle journée pouvait-elle se transformer en cauchemar? Il faut savoir que Mathilde était une jeune femme hypocondriaque. De minimes symptômes devenaient rapidement un cancer ou une maladie au nom indéchiffrable.

Lors d’une discussion avec des copines du bureau, elle comprit qu’elle n’était sans doute pas malade, mais plutôt enceinte. Certains diront que c’est la même chose. Pour Mathilde, c’était surtout inquiétant.

Un plus un font deux, chose que son copain avait encore de la difficulté à comprendre. Il avait un grand besoin d’indépendance. Comment allait-il accepter que deux n’allait jamais sans trois. Catastrophe.

Pendant son retour à la maison, elle s’arrêta à la pharmacie. Pour… vous savez quoi. Choisir une des boîtes lui prit une demi-heure. Ses pensées se bousculaient. Comment lui annoncer la nouvelle? Rester neutre; montrer son angoisse; faire dans l’humour. Il lui semblait qu’aucune de ces façons ne serait la bonne.

Ses mains tremblaient lorsqu’elle entra dans la minuscule salle de bain de son appartement. En arrivant, elle avait été soulagée de constater que son amoureux n’était pas de retour du travail. Un de ses nombreux cinq à sept le retenait sans doute. Le test se révéla positif. Un petit sourire nerveux se glissa sur son visage pâle. La même question revenait sans cesse dans sa tête : comment lui annoncer que sa vie changera à tout jamais?

Mathieu, l’amoureux de Mathilde, arriva tard ce soir-là. Elle était déjà endormie , nue sur le sofa. Il s’approcha, se demandant ce qu’elle faisait encore là, à cette heure, mais surtout pour quelle raison elle était en costume d’Ève. Avait-il oublié leur anniversaire? Non, c’était en février qu’ils s’étaient rencontrés. Mathieu s’approcha délicatement dans le but d’éveiller Mathilde. Il eut la surprise de sa vie lorsqu’il s’aperçut qu’un message était inscrit sur le ventre de sa bien-aimée. Il pouvait y lire : 1+1=3

Son cœur se mit à battre à vive allure lorsqu’il comprit l’énigme. Timidement, il s’approcha de l’oreille de Mathilde et lui murmura : Je t’aime et je suis l’homme le plus heureux du monde.

Mathilde continuerait d’avoir une vie remplie de chants d’oiseaux.

dimanche 14 octobre 2007

Tassez-vous, j'suis au volant!

Un jour que mon copain et moi disutions de tout et de rien, nous en sommes venus à nous demander pour quelle raison les flashers sur l'auto faisaient tic-tac. Après quelques hypothèses de mon chum, je me lançai fièrement.

- Ah! Je sais pourquoi. C'est sûrement pour les aveugles. Comme ça ils savent qu'ils ont oublié leur lumière.

Dop!

- Oups! Qu'est-ce que j'raconte là moi.

Mon chum était mort de rire... comme vous en ce moment j'imagine.

dimanche 23 septembre 2007

Vive les Mac!

Nous venions à peine de recevoir notre super-méga-nouvel-ordi que déjà se sont pointés à notre portail des tas de virulents-virus-pas-rapport. Que nous voulaient-ils donc? Notre bébé-PC venait juste de naître, il n'avait pas eu le temps de faire de mal à qui que ce soit. Quelle jungle!

Ancêtre-Mac, renaît de tes cendres. Je t'en prie!

Mais enfin! Cessons de nous plaindre.
L'important, c'est que mon moi-virtuel soit réssucité.

Amen!

vendredi 7 septembre 2007

DÉSOLÉE!

Je suis vraiment désolée de n'avoir pu vous alimenter en anecdotes de toutes sortes. Mon ordi a un virus. Revenez dans une semaine et tout devrait être revenu dans l'ordre. En attendant, régalez-vous dans mes archives et faites découvrir mon blogue a vos amis.

mardi 28 août 2007

La reine fête ses trente ans!

Et puis tant pis, j'ai trop envie de vous raconter cette histoire aussi. Si mes amis veulent que j'efface ce texte, je le ferai, mais en attendant, profitez-en.


L'après-midi et la soirée avaient été douces et charmantes, quand... l'heure des cadeaux arriva. La fêtée, assise sur son trône telle une reine, reçut un tas de cadeaux. Trente ans obligent. Lorsque tous les cadeaux furent donnés, celui de l'être aimé fut approché de la reine. En femme de valeur, elle ouvrit la carte en premier. Voici ce que celle-ci racontait: Pour tes trente ans, je veux que tu saches que tu es l'homme de ma vie.

La reine faillit s'étouffer de rire. Elle savait que son roi était parfois étourdi, mais jamais à ce point. Elle ne put s'empêcher de lire la carte devant tous ses invités, en riant. Lorsqu'elle demanda à son roi ce qui lui était passé par la tête, il affirma qu'il avait voulu lui faire une blague. Ce dont tout le monde douta, l'orgueil d'un homme ne ment pas.

Elle finit par poser les yeux sur le cadeau. On pouvait voir une magnifique petite boîte de chez le marchand Birks. Tous ceux qui connaissent ce marchand savent très bien qu'elle valait son pesant d'or. La reine baissa les yeux et ouvrit la boîte. Puis elle soupira en disant: "Fiou! J'ai eu peur que tu me demandes en mariage." Autre petite humiliation pour son roi.


Quel était donc ce fameux cadeau, vous demandez-vous? De belles boucles d'oreille, très simples, mais cachant un prix exorbitant. Le pauvre petit cadeau sembla pourtant rester sans intérêt pour la reine qui ne pouvait plus jamais s'arrêter de rire en pensant à la carte et à sa peur d'être demandé en mariage. Voici comment gâcher l'effet d'un cadeau de quelques centaines de dollars avec un carte à deux piasses.

Francophones du monde entier, sauf du Québec, abstenez-vous de lire ce texte!

La fin de semaine que je viens de passer est remplie d’anecdotes. Mon problème est qu’elles concernent des gens que j’aime et que je ne voudrais pas offenser. Je vais peut-être demander, pour une fois, la permission de raconter ces histoires.

Je vous entends me dire : « Allez Marie-Jaune, on veut savoir, ça restera entre nous. »

D’accord, je me lance, mais pour une seule… La moins drôle malheureusement.

Cette année, dans ma famille, c’est une année mouvementée. Les partys se suivent et se ressemblent : Le shower de l’une et de l’autre, de bébé, de mariage, les enterrements de vie de filles et de garçons, les naissances, les baptêmes, les mariages.

Moi qui suis une enfant du pêché, donc du Diable. - J’ai même essayé deux fois de me faire baptiser, enfant, et les femmes qui s’occupaient de moi sont tombées malades, une est même morte avant que j’aie pu atteindre mon but. J’ai donc lâché prise. - Je me fais un devoir d’être à ces rencontres familiales. Les cérémonies sont un peu endormantes, surtout pour une non-chrétienne, mais j’écoute toujours avec attention. Avec trop d'attention dirais-je. Tous les sacrements religieux sont donnés par un homme de la famille, dont je tairai le nom. Il est très gentil, mais j’imagine qu’il est plus relaxe quand c’est la famille. Peut-être un peu trop relaxe!

Lors de la dernière cérémonie de baptême (dimanche dernier), le prêtre était devant le bébé et lui parlait ou plutôt lui dictait un texte qu’il lisait.

« Toi, bébé, la Crisse oups… le Christ te reçoit …bla…bla…bla… »

Ce texte est sans importance, car à ce moment je ris aux éclats comme si j’étais dans un show d’humour. En plus ça résonne dans l’église. Je sens des gros yeux se poser sur moi. Je sais bien qu’ils ont entendu la même chose que moi, mais, eux, ils ont du respect pour la religion, l’église, les sacrements. Je me retourne un peu rouge, mais toujours aussi tordue de rire intérieurement.

Dans le fond, le Christ était peut-être une femme?

mercredi 22 août 2007

Nuit blanche II

Pourquoi les hommes ont-ils autant de facilité à dormir après l'amour?

Chez moi, ç'est le contraire qui se produit, je suis dynamisée, ça me donne de l'énergie. Pourtant, je suis fatiguée. Évidemment avec ma nuit blanche d'hier et bébé-jaune qui se réveillait aux trois heures.

Je ne suis plus stressée, un des atouts du sexe... Oups. Je ne voudrais surtout pas choquer.

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! (Bâillement et non jouissance)

Bon, mon lit m'attend. Bonne nuit! Pas de puce, pas de punaise!

mardi 21 août 2007

Nuit blanche

Nuit blanche : dormir sous la belle étoile, sortir dans un bar, aller dans un pyjama party.

Oui, je suis en pyjama. Oui, c’est le party dans ma tête. Mes pensées dansent sans arrêt. L’adrénaline a déjà ravagé mon corps.

Il est minuit et je suis couchée depuis 22h30. Ça fait une heure trente que je tourne dans le lit. Je suis fatiguée, mais rien… le sommeil ne m’aime pas ce soir. Je suis stressée.

Ben voyons! Me direz-vous.

Je sais, je suis en congé de maternité, ma vie est plutôt simple et relaxe. Mon problème est fou, je me sens aussi stressée que si je faisais la rentrée scolaire.

Pourtant ma fille fait ses nuits ces temps-ci.

Ouinnnnnnnnn………….Ouinnnnnnnnnnnnnnn………. Ouinnnnnnnnnnnnnnnnn………

Dix minutes plus tard…

Ma fille faisait ses nuits ces temps-ci.

J’ai une grosse boule nerveuse au plexus solaire. Ma prof de yoga ne serait pas fière de moi. J’essaie de faire des exercices qu’elle nous a appris. Je fais des respirations profondes. J’imagine des choses positives. J’imagine un gros soleil qui me réchauffe et me détend. Ça fonctionne, la boule est partie… Elle revient aussitôt.

jeudi 16 août 2007

Gros os. Gros con!


Aujourd’hui je me promenais sur LE Plateau en kit générationnel (ma mère, ma fille et moi) lorsqu’un vendeur de la revue L’Itinéraire nous apostrophe pour nous jaser. Je croyais qu’il voulait nous vendre sa feuille de chou, mais non. Il connaît bien ma mère qui lui achète la revue à tous les mois… Quelle bonne chrétienne! (C’t’une blague m’man).

Ne nous laissant pas passer :

- Est-ce que c’est votre fille?

- Oui, répond ma mère.

- Mon Dieu, j’croyais pas que vous aviez une fille aussi grande et que vous étiez grand-mère en plus.

- Merci… (C’est toujours agréable à entendre, se dit ma mère)

Regardant bébé-jaune, il se met à lui parler comme si c’était un garçon. Elle est habillée en rouge, rose et brillant, mais on se souvient que ça ne veut rien dire (Daltonien il y a).

- C’est une petite fille, dis-je.

- Aaaaaaahhhhh! Désolé. Elle est tocsonne, je croyais que c’était un garçon. On comprend pourquoi elle est si bien portante en vous regardant (C’était pas si bien dit, mais je ne me souviens plus de la phrase choc).

Malaise.

- J’veux pas dire que vous êtes grosse, là. C’est juste que vous êtes… comment dire… en santé.

- Oui, j’ai compris. J’ai des gros os. J’suis née de même.

Il est chanceux de ne pas être tombé sur une fille trop complexée le mec, car il se serait fait estamper la face dans ses revues.