Sauf que les cheveux jaunes ça ne fait pas bien à tout le monde.
mardi 5 janvier 2010
Patiente?
samedi 26 décembre 2009
Paniers de Noël

En y allant, en attendant deux heures, j'ai réalisé à quel point certaines personnes ont besoin d'aide pour se nourrir adéquatement à Noël et toutes les semaines. En observant bien, j'ai remarqué que la majorité des gens de la file étaient sans doute des immigrants. Des larmes me sont venues aux yeux. J'ai tellement de chance de manger à ma faim, d'avoir une bonne maison, des vêtements de qualité, et ce, souvent, en trop grande quantité. Je suis gâtée par la vie et je réussis à m'en plaindre quelquefois. Malheureusement, certaines des denrées reçues étaient en mauvais état. Les pauvres méritent-ils plus que les autres de manger des céleris flétris et des cantaloups moisis. Pensez-y à deux fois avant de donner vos cannes passées date...
J'ai aussi vu à cet endroit une grande solidarité entre les personnes et ça m'a fait du bien. Il est très rare de voir des gens de mon entourage de tous les jours faire preuve de ce genre de solidarité. Je suis revenue chez moi le coeur plein d'amour.
jeudi 17 juillet 2008
Combien ça coûte?

Il parait que c'est dans le malheur que les artistes créent le plus.
En ce moment, JE SUIS INSPIRÉE. Je suis finalement allée sur le site d'Énergie cardio pour connaître les cours et... pour savoir mon IMC (Indice de masse corporelle). Catastrophe. Je fais de l'embonpoint. Vient juste avant : obésité de classe 1.
J'ai déjà lu dans une revue que les filles équilibrées, comme moi, lorsqu'elles se regardent dans un miroir se voient comment elles étaient dix ans plus tôt. Je crois que c'est mon problème. On s'entend que l'anorexie n'est pas un problème chez moi. Je suis GROSSE! Mais je me trouve belle comme ça moi! Je sais... il y aussi ma santé...
OK, je vais voir combien l'abonnement coûte!
dimanche 23 septembre 2007
Vive les Mac!

Ancêtre-Mac, renaît de tes cendres. Je t'en prie!
Mais enfin! Cessons de nous plaindre.
L'important, c'est que mon moi-virtuel soit réssucité.
Amen!
mercredi 22 août 2007
Nuit blanche II
Chez moi, ç'est le contraire qui se produit, je suis dynamisée, ça me donne de l'énergie. Pourtant, je suis fatiguée. Évidemment avec ma nuit blanche d'hier et bébé-jaune qui se réveillait aux trois heures.
Je ne suis plus stressée, un des atouts du sexe... Oups. Je ne voudrais surtout pas choquer.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! (Bâillement et non jouissance)
Bon, mon lit m'attend. Bonne nuit! Pas de puce, pas de punaise!
mardi 21 août 2007
Nuit blanche
Nuit blanche : dormir sous la belle étoile, sortir dans un bar, aller dans un pyjama party.Oui, je suis en pyjama. Oui, c’est le party dans ma tête. Mes pensées dansent sans arrêt. L’adrénaline a déjà ravagé mon corps.
Il est minuit et je suis couchée depuis 22h30. Ça fait une heure trente que je tourne dans le lit. Je suis fatiguée, mais rien… le sommeil ne m’aime pas ce soir. Je suis stressée.
Ben voyons! Me direz-vous.
Je sais, je suis en congé de maternité, ma vie est plutôt simple et relaxe. Mon problème est fou, je me sens aussi stressée que si je faisais la rentrée scolaire.
Pourtant ma fille fait ses nuits ces temps-ci.
Ouinnnnnnnnn………….Ouinnnnnnnnnnnnnnn………. Ouinnnnnnnnnnnnnnnnn………
Dix minutes plus tard…
Ma fille faisait ses nuits ces temps-ci.
J’ai une grosse boule nerveuse au plexus solaire. Ma prof de yoga ne serait pas fière de moi. J’essaie de faire des exercices qu’elle nous a appris. Je fais des respirations profondes. J’imagine des choses positives. J’imagine un gros soleil qui me réchauffe et me détend. Ça fonctionne, la boule est partie… Elle revient aussitôt.
mercredi 15 août 2007
Amie-Ami
Lors de mes premières sorties en société sans ma fille. Je ne me contrôlais plus. Mon cœur battait plus vite que le batteur de Metallica. Je parlais aussi rapidement que Louis-José Houde et j’avais tendance à dire tout ce qui me passait par la tête, ce qui n’est jamais bon. Ma mère m’a pourtant bien appris à tourner ma langue sept fois avant de parler.
En plus de sentir qu’on parle pour rien dire, on sait que nos seuls sujets de l’heure sont en lien avec notre enfant. Ce dont les jeunes gens célibataires ou sans enfant n’ont pas vraiment envie d’entendre parler (ou, du moins, pas trop longtemps. Je le sais, j’étais comme ça avant.) On a l’impression qu’on n’est plus la bienvenue dans nos cercles d’ami (e)s.
Incontestablement, on manque de confiance en nous. On se trouve grosse, nos hanches sont larges, nos seins sont gros et lourds, donc pendants. On n’a pas souvent le temps de s’arranger, de prendre une douche… (Il est donc très gênant de rencontrer une amie par hasard, au resto-déjeuner du coin.)
En contre partie, on est tellement frustrée intérieurement lorsque nos amies parlent constamment de leurs sorties magasinage entre filles, spectacles que vous rêviez de voir, petit resto cool de la rue Saint-Denis et surtout de leur sortie de la semaine dans un bar. C’est encore plus dommageable psychologiquement lorsqu’elles ont dansé et bu. Et se sont faites cruiser.
Dans la tête d’une nouvelle mère, aucun autre homme que son conjoint ne portera plus jamais les yeux sur elle (et même lui doit être moins attiré par cette grosse patate qui est couchée à sa droite dans le lit). Ce n’est pas qu’elle veuille commettre l’adultère… Elle veut seulement sentir qu’elle est encore une femme et qu’elle peut encore séduire, sans faire quoi que ce soit de plus que d’être là.
Ce doit être ça la crise de la trentaine.
dimanche 12 août 2007
La mer à boire
mardi 17 juillet 2007
P'tite lecture des jours de pluie...
Ondes
Par la fenêtre de sa chambre, vautrée sur son siège, Marine observe les journées qui passent. Elle a la désagréable impression de vivre dans une bulle de verre. C’est déjà l’automne. Le tableau qui se dessine aujourd’hui doit être magnifique pour le commun des mortels. Le rosier dénudé laisse poindre quelques bourgeons écarlates qui hésitent à éclore. Les rayons dorés du soleil enflamment le feuillage des érables. Certaines feuilles semblent fatiguées de se raccrocher à la vie; lors des bourrasques, elles se laissent aller vers la mort, virevoltant jusqu’à la terre. Marine estime que cette mort n’est pas vaine puisqu’elle contribuera à la renaissance de la nature au printemps venu.
Malgré sa fragilité, Marine se décide enfin à sortir de la maison pour donner corps à de nouvelles sensations. Elle veut réapprendre l’automne. Pourtant, dès qu’elle met le nez dehors, elle est prise de nausées. Les effluves automnales lui rappellent cruellement l’accident. Les rafales de vent sont polaires, mais il n’est pas question qu’elle abandonne maintenant. Elle s’emmitoufle convenablement et se laisse mener par ses pas.
D’après son psychologue, c’est en prenant des initiatives qu’elle reprendra goût à la vie. Elle veut s’en sortir, elle a déjà fait de grands pas. Malgré cela, sa vie ne pourra jamais plus être comme avant. Personne ne peut comprendre l’enfer qu’elle vit depuis qu’elle a perdu l’ouïe.
*
Choriste et pianiste de talent, elle jouait naturellement de la plupart des instruments. Depuis l’enfance, la musique avait une place de prédilection dans sa vie. Marine passait davantage de temps à jouer, à écrire ou à écouter de la musique qu’à faire quoi que ce soit d’autre. Certains la trouvaient étrange, mais elle ne s’en souciait guère, puisqu’il y avait la musique.
Ses parents étaient persuadés qu’elle avait reçu un don. Au berceau déjà, elle souriait et émettait des gazouillis qui reproduisaient les mélodies ambiantes. Très jeune, elle se dandinait aux rythmes des bruits de la vie quotidienne et semblait en transe, en symbiose avec les sons. Son pédiatre, surprit de l’emprise que la musique avait sur elle, la pensait atteinte d’autisme. Vers l’âge de trois ans, elle avait passé plusieurs tests. Il avait finalement constaté qu’elle était une enfant formellement normale pour son âge.
L’accident de voiture de l’automne passé avait déclenché un cataclysme dans la vie de Marine. Les médecins qui l’avaient examinée n’arrivaient pas à identifier la source de son mal : aucune lésion n’apparaissait au cerveau ni aux tympans. Marine avait compris que ce serait sans doute irréversible. Plusieurs spécialistes avaient espéré trouver la solution miracle. Les médecines alternatives n’avaient rien à lui offrir. C’était finalement auprès de son psychologue, Monsieur Rivard, qu’elle sentait sa vie renaître peu à peu.
*
Dès les premiers jours de sa surdité, Monsieur Rivard lui suggère d’écrire tout ce qu’elle ressent depuis l’accident. Maintenant, l’exercice qu’il lui demande de faire est simple, mais angoissant. Elle doit lire ce qu’elle a écrit il y a de cela un an.
Marine s’arrête. Elle s’adosse à son rocher préféré de la plage. En y glissant légèrement la main, elle se remémore certains souvenirs. Les nuages ne font qu’un avec la mer. Elle se sent enveloppée. Elle respire profondément... Elle ouvre son carnet, l’observe sans le lire, puis le referme aussitôt. C’est un choc de constater l’état de sa calligraphie. Quel en sera le contenu?
Elle lit tranquillement…
Octobre 1999
Pourquoi m’avoir donné un tel don pour me l’enlever si hâtivement? Tu suces le sang de mes veines et la moelle de mes os. Pourquoi moi ? J’ai toujours été pieuse, honnête, certains humains pèchent sans scrupule et ne subissent aucun châtiment. Que t’ai-je fait pour subir cela ?
J’ai toujours pensé que la vie ne mériterait pas d’être vécue sans musique. J’ai toujours senti la nécessité de laisser s’infiltrer en moi les mélodies offertes par l’univers. ELLES ME TIENNENT EN VIE! Elles m’abreuvent de leurs rythmes et font surgir en moi des mélanges de couleurs qui dansent et créent mon besoin de bouger, de danser, telle une aurore boréale. La musique a toujours su apaiser mes pleurs, me rendre plus forte… puiser en moi le meilleur et parfois faire sortir l’abject qui y sommeillait. Qu’est-ce qui me réconfortera maintenant? Qu’est-ce qui me redonnera le goût de vivre?
Que vais-je devenir? Je ne suis pas Beethoven, je n’ai pas son génie. J’ai peur d’oublier, de me vider de ma musique. J’AIMERAIS MIEUX MOURIR! Seuls des souvenirs me resteront et me rappelleront sans cesse ma perte. Jamais plus je n’aurai la chance de créer ma propre symphonie, de remplir des salles de spectacles, de connaître le bonheur, la chaleur des sons.
Mon cœur restera à jamais figé dans la glace. Même les feux de l’enfer ne pourront le réchauffer.
Tout est noir. C’est le vide absolu, les couleurs ne dansent plus. Je vois, mais mes yeux ne scintillent plus, ils sont couverts du givre de l’indifférence, les couleurs de mon existence sont pauvres et ternes.
Je veux lacérer mes oreilles stériles! Peut-être l’ouïe me reviendra-t-elle? Les médecins ne comprennent pas ce qu’il m’est arrivé. Ce pourrait être psychologique d’après eux. Pour qui se prennent-ils? Ce n’est que l’écho de leur incompétence qui les fait penser ainsi.
Marine ferme les yeux quelques secondes et se relève péniblement. Elle longe le rivage en se laissant imprégner de l’air salin et des embruns. Elle sent à peine le froid, ses pleurs la réchauffent.
Marine veut évoquer en elle le son des vagues, mais, déjà, ce souvenir est disparu. Elle s’accroupit, pose son oreille sur le sable frais pour ressentir les vibrations que les vagues créent à leur arrivée. Elle a l’impression de les entendre à nouveau…mais ce n’est pas assez puissant.
Elle se traîne dans l’eau jusqu’à ce que les vagues la percutent, qu’elle ressente les mouvements dans tout son corps…mais…
Marine abandonne paisiblement son corps au fond de l’onde. Elle laisse le liquide infiltrer toutes les pores de sa peau, telle une musique. Et, pour la première fois depuis longtemps, elle se sent aussi sereine qu’un fœtus dans le ventre de sa mère.


