
Ancêtre-Mac, renaît de tes cendres. Je t'en prie!
Mais enfin! Cessons de nous plaindre.
L'important, c'est que mon moi-virtuel soit réssucité.
Amen!
Sauf que les cheveux jaunes ça ne fait pas bien à tout le monde.



La fin de semaine que je viens de passer est remplie d’anecdotes. Mon problème est qu’elles concernent des gens que j’aime et que je ne voudrais pas offenser. Je vais peut-être demander, pour une fois, la permission de raconter ces histoires.
Je vous entends me dire : « Allez Marie-Jaune, on veut savoir, ça restera entre nous. »
D’accord, je me lance, mais pour une seule… La moins drôle malheureusement.
Cette année, dans ma famille, c’est une année mouvementée. Les partys se suivent et se ressemblent : Le shower de l’une et de l’autre, de bébé, de mariage, les enterrements de vie de filles et de garçons, les naissances, les baptêmes, les mariages.
Moi qui suis une enfant du pêché, donc du Diable. - J’ai même essayé deux fois de me faire baptiser, enfant, et les femmes qui s’occupaient de moi sont tombées malades, une est même morte avant que j’aie pu atteindre mon but. J’ai donc lâché prise. - Je me fais un devoir d’être à ces rencontres familiales. Les cérémonies sont un peu endormantes, surtout pour une non-chrétienne, mais j’écoute toujours avec attention. Avec trop d'attention dirais-je. Tous les sacrements religieux sont donnés par un homme de la famille, dont je tairai le nom. Il est très gentil, mais j’imagine qu’il est plus relaxe quand c’est la famille. Peut-être un peu trop relaxe!
Lors de la dernière cérémonie de baptême (dimanche dernier), le prêtre était devant le bébé et lui parlait ou plutôt lui dictait un texte qu’il lisait.
« Toi, bébé, la Crisse oups… le Christ te reçoit …bla…bla…bla… »
Ce texte est sans importance, car à ce moment je ris aux éclats comme si j’étais dans un show d’humour. En plus ça résonne dans l’église. Je sens des gros yeux se poser sur moi. Je sais bien qu’ils ont entendu la même chose que moi, mais, eux, ils ont du respect pour la religion, l’église, les sacrements. Je me retourne un peu rouge, mais toujours aussi tordue de rire intérieurement.
Dans le fond, le Christ était peut-être une femme?
Nuit blanche : dormir sous la belle étoile, sortir dans un bar, aller dans un pyjama party.Oui, je suis en pyjama. Oui, c’est le party dans ma tête. Mes pensées dansent sans arrêt. L’adrénaline a déjà ravagé mon corps.
Il est minuit et je suis couchée depuis 22h30. Ça fait une heure trente que je tourne dans le lit. Je suis fatiguée, mais rien… le sommeil ne m’aime pas ce soir. Je suis stressée.
Ben voyons! Me direz-vous.
Je sais, je suis en congé de maternité, ma vie est plutôt simple et relaxe. Mon problème est fou, je me sens aussi stressée que si je faisais la rentrée scolaire.
Pourtant ma fille fait ses nuits ces temps-ci.
Ouinnnnnnnnn………….Ouinnnnnnnnnnnnnnn………. Ouinnnnnnnnnnnnnnnnn………
Dix minutes plus tard…
Ma fille faisait ses nuits ces temps-ci.
J’ai une grosse boule nerveuse au plexus solaire. Ma prof de yoga ne serait pas fière de moi. J’essaie de faire des exercices qu’elle nous a appris. Je fais des respirations profondes. J’imagine des choses positives. J’imagine un gros soleil qui me réchauffe et me détend. Ça fonctionne, la boule est partie… Elle revient aussitôt.
Aujourd’hui je me promenais sur LE Plateau en kit générationnel (ma mère, ma fille et moi) lorsqu’un vendeur de la revue L’Itinéraire nous apostrophe pour nous jaser. Je croyais qu’il voulait nous vendre sa feuille de chou, mais non. Il connaît bien ma mère qui lui achète la revue à tous les mois… Quelle bonne chrétienne! (C’t’une blague m’man).
Ne nous laissant pas passer :
- Est-ce que c’est votre fille?
- Oui, répond ma mère.
- Mon Dieu, j’croyais pas que vous aviez une fille aussi grande et que vous étiez grand-mère en plus.
- Merci… (C’est toujours agréable à entendre, se dit ma mère)
Regardant bébé-jaune, il se met à lui parler comme si c’était un garçon. Elle est habillée en rouge, rose et brillant, mais on se souvient que ça ne veut rien dire (Daltonien il y a).
- C’est une petite fille, dis-je.
- Aaaaaaahhhhh! Désolé. Elle est tocsonne, je croyais que c’était un garçon. On comprend pourquoi elle est si bien portante en vous regardant (C’était pas si bien dit, mais je ne me souviens plus de la phrase choc).
Malaise.
- J’veux pas dire que vous êtes grosse, là. C’est juste que vous êtes… comment dire… en santé.
- Oui, j’ai compris. J’ai des gros os. J’suis née de même.
Il est chanceux de ne pas être tombé sur une fille trop complexée le mec, car il se serait fait estamper la face dans ses revues.
Sauf que les cheveux jaunes ça ne fait pas bien à tout le monde.